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Église Saint-Gengoulf Saint-Gengoulf est une des 20 paroisses intra-muros de Metz. Elle porte le nom d'un martyr bourguignon de l'époque carolingienne, populaire dans les diocèses lorrains. L'église est située à côté du monastère féminin de Sainte-Glossinde, tout proche du mur sud de l'enceinte, si bien que les deux bâtiments communique ensemble.
Lors de la Révolution, l'église est partiellement détruite (1791), puis convertie en logement (1798). L'actuelle rue Saint-Gengoulf commence à son emplacement. Les locaux de la Croix-Rouge occupent le site : quelques éléments du portail et les arcades de la nef sont visibles depuis la rue.
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Église Saint-Georges Saint-Georges était une des paroisses de Metz ; son territoire s'étendait sur la moitié centrale de l'île Chambière. L'église elle-même était située à l'angle des anciennes rues Saint-Médard et Chambière, dont l'une est effacée et l'autre reconfigurée lors de la reconstruction du quartier.
En 1199, le comte de Sarrewerden fait don de son droit de patronage au chapitre de Saint-Thiébault , ceci est confirmé par l'évêque Bertram puis par l'empereur Philipe de Souabe en 1207. Transformée en brasserie après la Révolution, l'église Saint-Georges était déjà détruite en 1907 afin d'agrandir la rue voisine alors qu'elle abritait des logements.
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Église Saint-Gorgon
Saint-Gorgon était une des églises paroissiales de Metz, consacrée à un saint populaire dans la région, qui est notamment le saint patron de l'abbaye de Gorze. Sa paroisse s'étendait dans le quartier de la cathédrale. L'église elle-même était située au sud de la cathédrale, entre l'actuel l'hôtel de ville et l'arrière des maisons 4-8 en Fournirue. Le portail s'élevait très au-dessus de la place. L'église, assez petite, était constituée d'une simple nef et d'un choeur, sans transept, et d'un clocher. Elle est rasée en 1769, après les grands travaux du maréchal de Belle-Isle qui ouvrent la place d'Armes et y installent l'hôtel de ville. Nous n'avons conservé aucune illustration du bâtiment.
La paroisse dépendait de la collégiale Saint-Pierre-aux-Images, située sur le flanc sud de la cathédrale. L'élection des Treize avait traditionnellement lieu à Saint-Pierre, puis les nouveaux élus s'asseyaient sur un banc devant Saint-Gorgon avant de prêter serment à l'évêque.
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Église Saint-Hilaire-le-Grand
Saint-Hilaire-le-Grand fait partie des 17 paroisses de la cité de Metz. Nous avons peu d'informations sur l'édifice. L'église est démolie à la fin de l'été 1552 lors de la construction des bastions du retranchement de Guise.
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Église Saint-Hilaire-le-Petit
Saint-Hilaire était une des 17 paroisses intra-muros de Metz. Elle était située sur un promontoire dominant les berges de la Moselle, appelé « la Montagne Saint-Hilaire ». Elle avait été fondée à la fin du XIIe siècle dans le but de desservir un petit lotissement appartenant à l'abbaye Saint-Martin-devant-Metz. Elle disparaît en 1453 lors de la reconstruction de l'abbaye Saint-Symphorien à cet emplacement.
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Église Saint-Jacques
Cette église fondée au XIIe siècle était une des 17 paroisses intra-muros de Metz. Depuis 1137, elle dépendait de la collégiale Saint-Sauveur sa voisine au sud : les deux églises devaient être parallèles, leurs choeurs donnant sur la rue Ladoucette, et leurs nefs formant le centre de l'actuelle place Saint-Jacques. Les autorités françaises d'occupation détruisent l'église en 1556, car la hauteur de son clocher aurait été une menace potentielle pour la citadelle. Le clocher est détruit dans les années 1560, l'église elle-même dans les années 1570. La place Saint-Jacques, peu à peu agrandie, est construite sur le site.
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Église Saint-Jean-Neufmoutier
Petite église de la cité messine, Saint-Jean-Neufmoutier appartenait à l'abbaye Sainte-Marie-aux-Nonnains, en tant que paroisse pour les serviteurs de l'abbaye. Elle est citée pour la première fois en 1290, avec une confusion dans la dédicace à Jean le Baptiste ou à Jean l'Evangéliste.
Très simple et de petite taille, elle était construite sur un plan basilical, soutenue par quatre contreforts. Après 1552, elle devient l'église de la citadelle. Bossuet y prêche une mission en 1658. En 1813, elle est détruite et en 2003, une opération d'archéologie met au jour une partie du cimetière.
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Église Saint-Livier L'église Saint-Livier était une église paroissiale située dans le quartier du Pontiffroy construite au IXe siècle et réaménagée aux XIIIe et XVe siècles. Elle portait originellement le nom de saint Polyeucte, dont le culte était célébré par les francs au Haut Moyen Âge. Au Xe siècle, l'éveque Thierry Ier amène à Metz les reliques de saint Livier, un soldat messin qui, selon la légende, avait été décapité par les Huns. Le cortège fait étape à Saint-Polyeucte avant d'arriver à destination à l'abbaye Saint-Vincent. Il est alors impossible d'enlever de l'église : le miracle entraîne leur conservation à Saint-Polyeucte. Finalement, au XIIIe siècle, la paroisse prend le nom de Saint-Livier.
Le choeur du XIIIème siècle est conservé alors que la nef est en reconstruction en 1515.
L'église est en partie détruite par un ouragan en 1690. La paroisse est supprimée à la Révolution française, partagée en logement en 1798. Suite aux réaménagements du Pontiffroy dans les années 1970, le bâtiment est largement détruit. Seuls subsistent aujourd'hui quelques vestiges de la nef et de l'abside.
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Église Saint-Marcel
L'église Saint-Marcel est mentionnée dès la fin du VIIIe siècle. On suppose qu'elle a servie d'accueil pour les vignerons et cultivateurs d'Outre-Moselle puis pour les domestiques de l'abbaye Saint-Vincent. Cette abbaye qui en détient le droit de patronage à la fin du XIIe siècle. Sans doute Saint-Marcel devient une église paroissiale aux alentours de 1235. Elle est alors entourée d'un cimetière. En 1510, elle reçoit un nouveau clocher puis en 1515, d'importants travaux y sont entrepris. En 1794, l'église est vendue puis détruite finalement en 1837.
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Église Saint-Marcel d'Ennery L'église Saint-Marcel d'Ennery a été reconstruite a la fin du XVe siècle ; le choeur flamboyant est toujours conservé. Les vitraux du chœur sont réalisés en 1548 par le maitre verrier Valentin Bousch.
L'église servait de chapelle au château de la famille des Heu, seigneurs d'Ennery durant plusieurs siècles. Au XIXe siècle, l'église est restaurée avec l'ajout du clocher en 1857 et sa façade qui a été rénovée.
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Église Saint-Martin-en-Curtis L'église Saint-Martin était une des plus importantes paroisses de Metz. Elle avait été construite à la fin de l'Antiquité à cheval sur la muraille romaine du IIIe siècle et était appelé Saint-Martin "in curtis", c'est-à-dire dans les jardins. Au XIIe siècle, quand la ville connaît son grand essor, elle n'est plus en périphérie mais au coeur des nouveaux quartiers marchands. Elle est entièrement reconstruite au début du XIIIe siècle, l'avant-nef d'abord en style roman, puis la nef en gothique. C'est alors qu'elle donne son nom à un des six paraiges de la cité. Son choeur fait l'objet de grands travaux aux XVe et XVIe siècles, quand l'église joue le rôle de nécropole à plusieurs lignages patriciens, notamment les Le Gronnais et les Heu qui y ont chacun leur chapelle. Au XIXe siècle, le clocher détruit par les militaires français est reconstruit, et l'église est amputée côté sud par l'élargissement de la rue Lasalle : le transept et le bas-côté sont rognés, détruisant notamment la chapelle des Baudoche, reliée par une galerie extérieure à l'hôtel Baudoche de l'autre côté de la rue.
Saint-Martin est restée une des paroisses de Metz jusqu'à aujourd'hui.
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Église Saint-Maximin À l'emplacement d'une chapelle appelée Saint-Maximin-aux-Vignes, l'actuelle église est construite à partir de la fin du XIIe siècle sous l'épiscopat de l'évêque Bertram. La ville médiévale en plein essor atteint alors les vignobles d'Outre-Seille et les intègre dans ses murailles. Le bâtiment actuel comporte trois styles architecturaux : roman, gothique et baroque, résultat des différentes phases de sa construction et de ses remaniements successifs.
On y retrouve les chapelles des Louve et des Le Gronnais (chapelle dédiée saint George et à Saint-Eloi en 1365), fondées au XIVe siècle, lieu de sépulture important de ces deux familles affiliées aux paraiges. Bossuet notamment prononce l'oraison funèbre d'Henri de Gournay.
En 1753, un portail baroque est construit. Depuis Juillet 1962, l'église contient des vitraux dessinés par Jean Cocteau.
En 1399, "selon l'usage ancien", le paraige d'Outre-Seille y tient ses réunions.
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Église Saint-Médard
L'église Saint-Médard était une des paroisses de Metz. Située dans l'île Chambière près de Saint-Livier, elle est pendant une trentaine d'année au milieu du XIIIe sous la protection de saint Marc l'évangéliste. Elle devient une paroisse au début du XIVe, la collégiale de Hombourg-Haut possédant le droit de patronage. Son territoire, très petit, s'étendait entre le rempart de la cité et les églises Saint-Livier et Saint-Georges. L'église disparaît en 1552 lors du siège de la cité.
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Église Saint-Paul
L'église Saint-Paul se situe à côté de la cathédrale Saint-Étienne de Metz : elle forme l'étage de la galerie Ouest du cloître, accolé à Saint-Pierre-Aux-Images. À l'origine, sa situation à l’étage permettait une communication avec le dortoir : l'église servait d’oratoire de nuit quand les chanoines dormaient dans le dortoir du cloître et pas dans des maisons particulières.
Saint-Paul était la seule église dans l’enceinte du cloître. Les chanoines lui faisaient donation de leurs biens et prenaient l'apôtre Paul comme saint patron. C'est lui qu'on voit notamment représenté sur leur sceau.
Comme le cloître, l'église a été reconstruite au XIIIe siècle, d’après les croquis faits au XVIIIe avant sa démolition. Au XVe siècle, la chapelle est restaurée par le chanoine Jean Nicolas ; elle est ensuite appelée chapelle de la Présentation Notre-Dame.
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Église Saint-Pierre de Luttange L’église Saint-Pierre de Luttange, datant à l’origine du XIIIe siècle, est plusieurs fois détruite à l'époque moderne, et totalement reconstruite en 1881 sous l’impulsion du curé Eugène Watrin. Grâce à l’architecte Hermann, originaire de Thionville, l’église est consacrée le 4 octobre 1882, sous un style néo-gothique. L’édifice a été construit en plan de croix latine. Il est composé d’une nef centrale plus haute que les bas-côtés, d’un chœur et d’un clocher.
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Église Saint-Pierre de Norroy-le-Veneur Norroy était un riche village dépendant du comté de Bar : Veneur est une déformation de l'ancien français « vineor », viticole. À flanc de coteau, son église Saint-Pierre est peut-être la plus impressionnante des églises fortifiées lorraines.
La partie la plus ancienne est la crypte romane (vers 1050 selon François Voltz). Cette crypte est située sous le chœur et permet de rattraper la déclivité du terrain. Elle forme un rectangle d'environ 8,40 m sur 6,30 m, de trois nefs et de trois travées. Ses voûtes d'arêtes reposent sur quatre colonnes monolithiques.
L'église est reconstruite à la fin du XIIIe siècle. La tour ouest est un donjon carré aux murs très épais, dans la salle à l'étage comportait une cheminée. Une tour de chœur lui fait face à l'est, dotée de mâchicoulis. Les voûtes de la nef datent des années 1434-1453 pour les deux premières travées (une clé de voûte portent les armes de René d'Anjou de ces années-là) ; dans les deux travées suivantes et le chœur, elles sont voûtées de liernes et de tiercerons flamboyants, une clé de voûte est datée de 1504.
Au XIVe et XVe siècles, Norroy est partagé entre une part engagée par le duc de Bar à des sires lorrains, et une part engagée à des patriciens messins. Proche de Metz, il échappe pourtant au contrôle de la cité. Cette position frontalière fait qu'il subit les conflits jusqu'au XVIIe siècle. Les défenses se multiplient quand la situation se tend dans les années 1470. L'église est alors entourée d'un mur d'enceinte et d'une porte fortifiée. Des canonnières sont ouvertes dans les parties hautes des tours. Norroy est dévasté lors de la guerre de 1490. Après la guerre, l'église est restaurée et des fenêtres flamboyantes sont percées dans les murs des collatéraux ; dans la tour du chœur est installé un grand vitrail de Thomas de Clinchamp.
Lors la guerre de Trente Ans, en 1635, les habitants se réfugient encore dans l'église. Une cloche de 2 tonnes est installée dans le donjon en 1691. Un ossuaire est situé le long du mur ouest. Il mesure environ 6,90 m de long pour 2,50 m de large et environ 2 m de hauteur. L'église est classée monument historique en 1983.
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Église Saint-Pierre-aux-Arènes
L'église Saint-Pierre-aux-Arènes était située à proximité de l'ancien amphithéâtre romain. Selon une tradition recueillie par Paul Diacre vers 780, Metz aurait été évangélisé par l'évêque saint Clément, qui aurait installé un premier lieu de culte chrétien dans l'amphithéâtre abandonné, d'où il aurait chassé les serpents. Le sanctuaire chrétien de l'amphithéâtre peut dater du Ve siècle ; il passe sous l'autorité de l'abbaye Saint-Clément au XIe siècle.
À cette époque, l'abbaye entend concurrencer la cathédrale comme lieu de culte premier de la cité, et développe les légendes de fondation en écrivain plusieurs Vies de saint Clément. Les serpents chassés par Clément y deviennent de terribles dragons que le saint dompte avec son étole et jette dans la Seille. L'église Saint-Pierre est reconstruite à proximité de l'amphithéâtre au début du XIIe siècle. C'est à ce moment que l'épisode du dragon devient populaire et génère une procession, devenant ce que les sources modernes appellent le Graoully.
Au XIIIe siècle, un faubourg se constitue autour du sanctuaire, le Bourg-aux-Arènes. L'église et le bourg sont rasés comme l'ensemble du quartier des basiliques lors du siège de 1552. Les ruines de l'amphithéâtre sont fouillées et détruites lors de la construction de la gare en 1902-1903.
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Église Saint-Pierre-le-Vieux
Saint-Pierre-le-Vieux, nommée en latin « Sanctus Petrus senior », était située à l'extérieur du cloître de la cathédrale, le long de l'aile Est. Elle aurait été fondée par l'évêque saint Goery (†643). En 1314, elle est reconstruite. Une inscription est alors placée au-dessus de l’entrée à l’intérieur de l’église. D’après l’e relevé du père Meurisse au XVIIe siècle, elle était conçue en ces termes : "Voici la première église de Metz, que fonda saint Clément en l'honneur de saint Pierre, en l'an 57. Pierre Gobert, doyen de Metz, la fit reconstruite en 1314 et lui affecta des rentes" (« C’est ly premiers moustiers de Mès, ke St Clément fist en l’onour de St Pierre l’apostre à temps que ly milliaire couroit par LXVII ans, et maistres Goubers doyen de Mès la défit faire par M.CCC. et XIIII ans, et donnait rantes »).
Selon cette légende, Saint-Pierre-le-Vieux aurait donc été fondée par saint Clément lui-même du vivant de saint Pierre, rattachant l'Eglise messine à l'époque des apôtres.
Saint-Pierre-le-Vieux est détruite avec le reste du cloître dans les années 1750
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Église Saint-Rémy de Vaux
Datant du XIIIème siècle, l'église Saint-Remy, a été modifiées aux XVe et XVIe siècles. Elle a connu une rénovation importante de l’intérieur en 1878. Elle est classée monument historique depuis 1984.
L'édifice faisait partie d’un ensemble défensif.
La tour-donjon, déjà existante au XIIIe siècle, a été transformée à la fin du XIXe siècle : chaque face s'ouvre aujourd'hui par quatre baies néo-romanes. Migette documente l'état médiéval, qui comprend une simple archère sous des mâchicoulis. La nef était percée de deux baies gothique flamboyant : elle en compte désormais quatre.
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Église Saint-Simplice
La paroisse Saint-Simplice est l'une des plus grandes et peuplées de Metz, située dans le Neufbourg, le faubourg artisanal devenu le cœur de la ville marchande aux XIIIe-XVIe siècles. L'église fondée au XIe siècle donne sur la place du Change, actuelle place Saint-Louis, ayant le statut d'église paroissiale depuis au moins 1111, moment où l'abbaye Sainte-Marie-aux-Nonnains en reçoit le patronnage. Derrière, son cimetière avoisine les berges de la Seille, où en 2007 un diagnostic archéologique met en évidence une partie de ce dernier, mettant en avant qu'il est assez vaste avec un ossuaire et une chapelle des morts. L'église est rasée à la Révolution puis définitivement en 1809; son souvenir ne demeure que par le nom de la place Saint-Simplice.
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Église Saint-Victor-en-Chambre L'église Saint-Victor est une des 17 paroisses de Metz, située près de la place de Chambre. Son chevet donne sur la rue au Blé. Elle est dédiée à saint Victor, légionnaire romain martyrisé à Marseille.
L'église est fondée au milieu du VIe siècle. Avant 1202, elle appartient à l'abbaye Saint-Arnoul puis passe entre les mains du chapitre cathédrale en 1220.
En 1399, "selon l'usage ancien", le paraige de Saint-Martin y tient ses réunions.
Le plan de l'église est en forme basilical à trois nefs ainsi qu'une abside à cinq pans. Le clocher se situant sans doute à la croisée du transept.
Le quartier de la place de Chambre était très animé. Il accueillait un des marchés de Metz. La paroisse comptait de nombreux artisans, notamment des ateliers de potier.
La paroisse est supprimée à la Révolution et l'église lotie, puis détruite dans les années 1820 pour construire l'actuel Marché couvert.
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Église Saint-Vy
L'église Saint-Vy tire son nom de saint Guy (Veith ou Witz dans les pays germaniques). Elle prend ce titre en 1173 au moment où elle est élevée au rang d'église paroissiale. Elle est située devant la porte du monastère Saint-Pierre-aux-Nonnains qui la possédait.
En 1450, un incendie causé par un éclair ravage une partie de la façade. En 1552, le siège de Metz l'endommage très fortement, notamment en raison des tirs d'artillerie de la part des assiégeants. Elle est supprimée un peu plus tard lors de la fondation de la citadelle.
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Église Sainte-Barbe L’église de Sainte-Barbe accueille un pèlerinage important au XVe siècle : sainte Barbe fait alors figure de sainte patronne du pays de Metz. En 1516, l'église est reconstruite par Claude Baudoche qui y fonde un couvent de clarisses : le XVIe siècle marque l'apogée du pèlerinage. Le clocher est achevé en 1604.
Après l'extinction de la famille Baudoche, des moines bénédictins installèrent un prieuré en 1634. Les seules parties de l’édifice restant de l’époque de construction (début du XVIè siècle) sont la tour sud où se trouve le clocher, et le portail. Le reste a été détruit en 1826 : la commune refuse d'entretenir un bâtiment aussi grand et reconstruit une église plus petite. Le clocher échappe à la destruction pour des raisons militaires : surplombant le plateau lorrain, il constituait un point d’observation utile pour défendre l’accès à Metz, qui pouvait se faire par la porte Sainte-Barbe.
Certains vitraux furent achetés par le chapitre de la cathédrale de Metz entre 1827 et 1829, puis placés dans les chapelles Saint-Livier et Saint Joseph, dans le déambulatoire de la cathédrale.
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Église Sainte-Croix Cette église située rue Taison donne son nom à la colline du centre de la vieille ville de Metz, la colline Sainte-Croix. Elle est une des 17 paroisses intra-muros de la cité. En 1399, "selon l'usage ancien", le paraige de Jurue y tient ses réunions.
Elle est détruite en 1816.
On attribue sa fondation à une légende (tardive) datant du XIème siècle. Saint Clément a fondé l'église selon la légende, faisant d'elle l'une des plus anciennes de la cité intra-muros. Cependant, la première mention de l'édifice n'est pas avant la seconde moitié du VIIème siècle. L'évêque Bertram en transfère le patronage à la collégiale de Saint-Thiébault (en 1197).
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Église Sainte-Ségolène L'église Sainte-Ségolène est l'une des plus anciennes églises de Metz, érigée sur la colline Sainte-Croix. L'église est construite entre 1230 et 1240, sur le site d'une église plus ancienne du VIIIIe siècle. Elle est alors une des 20 paroisses de Metz. Comme elle appartient au chapitre de la cathédrale, le curé est fréquemment choisi parmi les chanoines.
En 1399, "selon l'usage ancien", le paraige de Porte-Moselle y tient ses réunions.
A la fin du Moyen Âge, Sainte-Ségolène est un lieu important de sépulture pour les gens de paraiges. La façade sur la cour est reconstruite à la fin du Moyen Âge, puis un porche flamboyant vient fermer la cour.
À la fin du XIXe siècle, le bâtiment est fortement remanié. Le transept, le clocher et le porche sont détruits. La nef est prolongée et une façade néo-gothique à trois portails et deux tours est construite.