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Maison canoniale n°31, dite d'Hugo Mathié
La maison du chanoine Hugo Mathié devient par la suite une maison canoniale. Elle était située à côté de la maison de la Haute-Pierre, devant le monastère Saint-Symphorien, qui occupe à partir de 1453 les locaux de la paroisse Saint-Hilaire-le-Petit. Elle possédait une taxe de 40 livres lors de son achat. Le quartier a été rasé lors de la construction de la citadelle.
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Maison canoniale n°32, rue du Chanoine-Collin
Cette maison canoniale se situait autrefois en Chèvremont, au 4 et 6 rue du Chanoine-Collin, le long de la rue du Vivier. Sa taxe d'achat s'élevait à 50 livres en 1408. Sur le plan structurel, cette maison se composait d'un hôtel entouré d'un jardin et d'une cour. Une tour escalière située à l'extérieur de la maison permettait au chanoine d'accéder à l'étage noble de sa demeure par l'extérieur.
La maison a été reconstruite au XVIIIe siècle, à l'exception d'un corps de bâtiment en fond de cour. Des débris laissés en décoration dans le porche d'entrée pourraient être gothiques. L'ensemble du site est démoli en février 1973.
Des chapiteaux du XIe siècle prélevés en façade et une fenêtre-banquette du XIIIe siècle sont conservés au musée de la Cour d'or.
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Maison canoniale n°33, en Nexirue
Cette maison est localisée avant sa destruction au numéro 24 en Nexirue. Elle coûte à son achat en 1408, une taxe à hauteur de 30 livres. La maison est aménagée de façon à ce que l'hôtel soit située entre cour et jardin.
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Maison canoniale n°34 dite de Thomas Richart
Aujourd'hui détruite, la maison canoniale du chanoine Thomas Richart, se situait au 6-8 rue du Chanoine Colin. À la fin du XVe siècle, elle est située en Chèvremont, « près de la maison de Saint-Antoine », c'est-à-dire du couvent des Antonistes, dont il reste la grange des Antonistes, rue des Piques : la rue des Jardins n'avait pas encore été ouverte au milieu des jardins des moines et des chanoines et la rue des Piques et la rue de Chèvremont délimitaient un même pâté de maisons.
Sa taxe d'achat s'élevait à 30 livres en 1408. Sur le plan structurel, il s'agissait d'un hôtel entouré d'une cour et d'un jardin, peut-être de type roman. Thomas lègue sa maison au chapitre de la cathédrale et elle devient maison canoniale.
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Maison canoniale n°35, dite de Valentin Bousch Cette maison canoniale est localisée au 20 rue de Chèvremont, en descendant vers la boucherie, devant le grenier de la cité. A son achat, elle coutait 30 livres de taxes. L'hôtel qui compose la maison est de type 4 roman. La maison s'est agrandie avec le temps. Aujourd'hui, elle semble avoir conservé sa configuration originelle même si ses décorations ont été remaniées. Elle possède deux tours, une côté façade, l'autre côté jardin. La réhabilitation du bâtiment en 1991 a permis de révéler l'existence d'une porte piétonne. Le portail d'entrée présente un linteau orné de trois écus.
Le maître verrier de la cité, Valentin Bousch, loue la maison au chapitre, au début des années 1520, et y installe son atelier. Après la mort de l'artiste en 1541, ses héritiers obtiennent un bail de 60 ans sur la maison. En 1559, un homme d'armes de la garnison française négocie avec les héritiers et obtient le bail.
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Maison canoniale n°36, rue de Chèvremont
Aujourd'hui détruite, cette maison se situait aux 2-4 rue de Chèvremont, au tournant de la ruelle. Sa taxe d'achat s'élevait à 40 livres en 1408. Sa structure se composait d'un hôtel entre cour et jardin. Le jour de Saint-Barthélémy en 1404, Jacomin Grognat prend possession de la maison que tenait Jean Grosnelz auparavant.
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Maison canoniale n°37, dite de Saint-Pierremont Cette maison canoniale est située au 12 rue aux Ours.
Entre 1431 et 1439, cinq chanoines habitent successivement dans la maison canoniale voisine de celle de Jean de Nouillonpont : il s'agit soit de la n°9, soit de la n°37. Un autre habite l'autre maison à partir de 1432.
Cette maison prend le nom de Saint-Pierremont quand elle est acquise par cette abbaye au XVIIe siècle.
L'hôtel donne sur la rue. La maison possède un colombier mais aussi un portique, situé juste à côté, qui date de la fin du XVe siècle. De plus, elle était aussi composée d'une cave, d'une grange et d'une écurie, reconstruite au XVIIe siècle. L'un des chanoines propriétaires, Jean Chardalle, aurait doté la maison d'une chapelle.
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Maison canoniale n°38, dite du Four du Cloître
Cette maison canoniale, appelée « Maison du Four du Cloître », se situait derrière le grenier du chapitre. Sa taxe d'achat de 1408 ainsi que ses occupants demeurent inconnus à ce jour. En 1330, le censier signale un droit d'usage pour accéder au grenier du chapitre. Elle est détruite au plus tard en 1754.
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Maison canoniale n°39, dite La Cour-aux-Loups
Cette vaste maison était située vers le haut de Fournirue. En 1375, le chapitre décide d'en remettre la gestion à la maisonnerie, qui gère les propriétés louées aux laïcs. A la mort de son occupant, le coûtre Foulques Bertrand, elle sera partagée en cinq ou six lots. Elle a effectivement été démantelée après 1377, ce qui fait que l'on possède peu d'information sur elle. Il n'en resterait qu'un portail gothique, situé dans la cour derrière le 7 en Fournirue.
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Maison canoniale n°4
La maison est au coin des rues actuelles de la Pierre-Hardie et aux Ours (ancienne rue des Prêcheurs). L'hôtel, autour d’une cour-jardin centrale, est situé en bordure de rue et s'étend sur les côtés d'une parcelle de forme irrégulière. Elle appartient en 1408 à Bertrand de Tournay, qui doit payer une taxe de 50 l. pour l'acheter.
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Maison canoniale n°40/41, rue des Clercs
Cette maison canoniale était située devant le puits, au 19 rue des Clercs. Elle était peut-être constituée d'un hôtel donnant sur la rue. Le chanoine Gilles de Liège l'habite de 1349 à son décès en 1381. Le chapitre décide alors de ne plus l'affecter à un chanoine mais de la mettre en location, en veillant à ce qu'elle ne soit pas louée à un boucher, un boulanger, un forgeron, un huillier ou un savetier. De fait, la maison est ensuite acensée à un couple noble. En novembre 1382, le chapitre la cède en bail à Jean Coillart de Cambrai, écuyer, et sa femme de Lussey, écuyer.
La maison n'est pas identifiée par G. Frantzwa qui lui attribue le n°40. L'acte d'acensement de 1382, conservé dans le censier de la cathédrale, permet de la localiser à côté de la maison canoniale n°29, rue des Clercs.
En mai 1433, la maison est habitée par un tonnelier nommé Waltrin ; cette année-là, le chapitre décide de l'attribuer à nouveau à un chanoine (maison canoniale n°41 de G. Frantzwa). Une conclusion du 9 août 1448 lui enlève à nouveau ce statut quand Etienne Jovin y renonce.
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Maison canoniale n°5, rue des Prêcheurs
Cette maison canoniale était située au 3 rue aux Ours, dans l'ancienne rue des Prêcheurs. L'hôtel lui-même donne sur la rue ; jardin et cour occupent les côtés de la parcelle. La cave se situe sous le corps de bâtiment gauche, comme à l'Hôtel de Gargan. La maison a été réalignée au XVIIIe siècle et a perdu son passage couvert au profit d'un simple mur écran. La maison n°5 est voisine de la maison canoniale n°4.
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Maison canoniale n°6, dite la Pierre Hardie Cette maison canoniale est mentionnée dès 1293, puis en 1330 et 1408. La parcelle comprenait un hôtel, une cour et un jardin. Elle est possédée par le chanoine Jean de Velone de 1408 à 1434. Sa taxe d'achat s'élève alors à 30 livres. Jean de Hombourg l'acquiert en 1449 et y fonde une chapelle, Sainte-Ursule-et-les-Onze-Milles-Vierges.
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Maison canoniale n°7, dite Hôtel de Gargan Ce très bel hôtel urbain est situé aux 9 et 11 en Nexirue : il s'agit de la seule maison canoniale qui a conservé son aspect extérieur.
La maison principale, dont la taxe d'achat s'élevait à 50 l. en 1330, est régulièrement vendue « avec les maisonnettes qui l'entourent ». Elle est occupée par le trésorier Simon Noiron entre 1408 et 1435, par Guillaume Huyn entre 1439 et 1447, avant qu'il quitte Metz pour Rome après sa nomination comme cardinal. Nicolle Desch réaménage la maison et construit une salle ornée de devises morales. Jacques d'Insming fusionne les maisons et constitue ainsi un vaste hôtel unifié par un mur écran, achevé vers 1500.
À l'époque moderne, l'hôtel devient une salle de jeux (jeu de paume, tripot, comédie) et son origine médiévale se perd. Au XIXe siècle, il a été habité par le baron de Gargan, qui lui a donné son nom. Plusieurs pièces médiévales sont alors démolies, dont Auguste Prost a recueilli des descriptions. L'hôtel est actuellement occupé par une résidence privée.
La façade est inscrite au titre des Monuments historiques : elle est typique des grandes maisons messines de la fin du Moyen Âge. Un porche s'ouvre au rez-de-chaussée. L'étage noble est éclairé par une série de fenêtres géminées séparées par une colonnette torse, qui est (conservée dans la partie droite du bâtiment seulement. L'attique est doté de grandes fenêtres à tympan trilobé. Le mur écran dissimule le toit et se termine par un crénelage. La maison possède une cour secondaire avec un crénelage et des fenêtres à tympans, ainsi qu'un porche à portique (aujourd'hui muré) et également une tour qui a été abattue en 1839.
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Maison canoniale n°8
Cette maison canoniale est située rue des Prêcheurs, à la main gauche en allant vers le couvent des Prêcheurs, actuellement au 8 rue aux Ours. Sa taxe d'achat s'élevait à 30 livres. Elle possédait un hôtel entre cour et jardin. Elle faisait partie des maisons possédant une forme générale en L pour les bâtiments principaux, les structures accessoires se désolidarisant du reste par leur emplacement ou leur aspect.
En 1448, Maheu Roucel acquiert une maison vacante après le décès du chantre Hugo de Buffignécourt : il peut s'agir de cette maison.
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Maison canoniale n°9 La maison canoniale n°9 était située dans la rue des Prêcheurs avec un accès depuis la Nexirue, aujourd'hui 4 rue aux Ours, à côté de la n°8. La maison possède une importante cave, mesurant 15 mètres sur 8, dotée de corbeaux à mi-hauteur, semblables à ceux de la cave du 12 rue aux Ours (maison n°37). Enfin, la maison est l'une des rares à avoir gardé sa façade ancienne même si elle a été remaniée avec le temps.
Entre 1431 et 1439, quatre chanoines habitent successivement dans la maison canoniale voisine de celle de Jean de Nouillonpont : il s'agit soit de la n°9, soit de la n°37. Un autre habite l'autre maison à partir de 1432.
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Salle aux devises (hôtel de Gargan) Dans ses carnets, Auguste Prost a conservé la description d'une salle de l'hôtel de Gargan construite par le chanoine Nicolle Desch. Cette salle d'apparat, à l'étage, était divisée par une rangée de colonnes ornées de chapiteaux sculptés, de devises latines et d'armoiries.
Le programme est à la fois familial et moralisateur. Les emblèmes (des guimbardes) et les armoiries sont ceux de la famille Desch et de ses alliances. Les devises sont des proverbes dénonçant l'oisiveté :
- « Panem otiosa non habebit » / « celle qui est oisive n'aura pas de pain » ;
- « Qui non laborat, non manducet » / « qui ne travaille pas ne mangera pas » ;
- « nihil difficile volenti » / « rien de difficile à celui qui veut ».
D'autres sont des citations de la Bible :
- « Jugum Domini Suave et onus eius [leve] » / « le joug du Seigneur est facile à porter, son fardeau est léger » (Mt, 11, 30) ;
- « Qui perseveraverit salvus erit » / « celui qui persévérera sera sauvé » (Mt 24, 13) ;
- « Non coronabitur nisi qui certaverit » / « on ne reçoit la couronne que si l'on respecte les règles » (Tim., 2, 5).