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Joffroy Desch (13..-1455) Joffroy Desch a eu quatre épouses. Il se marie en premières noces à une date inconnue avant 1415 avec Poincette Grognat. Devenu veuf, il convole en seconde noces avec Marguerite Le Hungre à une date inconnue vers 1426 : elle décède le 29 novembre 1438. Il se remarie alors avec Bille d'Abocourt le 11 février 1439, mais celle-ci succombe à l'épidémie de peste le 13 octobre de la même année. Quelques mois plus tard à l'hiver 1440, il se marie en quatrièmes noces avec Lorette de Herbévillers, issue d'un lignage noble lorrain. Il est adoubé chevalier en 1441, puis meurt le 1er juillet 1455. Sa sépulture se trouve au couvent des Frères Prêcheurs.
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La Grande maison (hôtel de Gournay) Le vaste bâtiment situé 9 rue du Grand Cerf (appelée au XVe et XVIe siècle « rue des Gronnais ») est aujourd'hui appelé Hôtel de Gournay ; dans son état actuel, il date des XVIe-XVIIIe siècles ; seul son portail est classé monument historique. Il s'agissait auparavant d'un des principaux hôtels patriciens de Metz : à l'angle, la rue des Parmentiers était appelée « rue derrière la Grand'maison ».
Selon le baron d'Hannoncelles (tome II, p. 82), cet hôtel appartient au XIVe siècle à la famille Falcotte (ou Faccol) puis devient la demeure de Bertrand le Hungre et de sa famille. Selon Philippe de Vigneulles, "la grande Maison à côté du Saint-Esprit" a été habitée par Jean de Vy, arrière-petit-fils de Bertrand Le Hungre.
La maison passe ensuite aux Baudoche. En 1475, Pierre Baudoche et son épouse Bonne de la Marck y habitent ; Claude Baudoche en hérite. En 1517-1518, un hôte de marque y réside : le duc de Suffolk, prétendant au trône d'Angleterre en exil à Metz, est accueilli quelque temps par les Baudoche, selon Philippe de Vigneulles.
Un membre de la famille Le Gronnais qui lui a donné son nom y habite pour la première fois au début du XVIe siècle, avec Gaspard Le Gronnais.
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Mahaut Le Hungre (13..-14..)
Mahaut Le Hungre est la fille de Jean Le Hungre dit l'Aîné et de Catherine Le Gronnais. Elle épouse Jean, fils de Joffroy de Raigecourt dit Xappel et de Perrette, avec qui il a 6 enfants qui nous soient connus. Veuve entre 1419 et 1422, Mahaut meurt après 1430.
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Maison de Jacques Baudoche
La patricienne Jacques Baudoche, veuve de Guillaume le Hungre et de Nicolle Mortel, habite jusqu'à sa mort en 1400 dans une maison située sur le côté sud du Champ-à-Seille. Son beau-frère, de son premier mariage, Bertrand le Hungre fonde le couvent des Célestins juste à côté. Après sa mort, sa fille, Jennette Mortel, hérite de la maison. En 1403, les Célestins achètent sa maison et l'intègrent au couvent. La « grande salle » devient le réfectoire en 1409.
Le couvent est reconstruit dans la seconde moitié du XVe siècle, devient une caserne au XIXe siècle, un hôpital au XXe siècle.
Chronique des Célestins, p. 81 : « Le 24 octobre 1403, frère Simon Bonomet acheta à dame Jeannette, femme du seigneur Nicolle Grognat [« Gornaix »], chevalier, la maison sur le Champ-à-Seille avec ses dépendances, qui appartenait à dame Jacques Mortel, mère de la dite dame Jeannette et femme du seigneur Nicolle Mortel, chevalier. Auparavant, cette maison avait appartenu au seigneur Guillaume le Hungre, chevalier. C’est là qu’on a construit une partie de notre monastère : la plus grande partie du choeur, la sacristie, une des ailes du cloître, le réfectoire, la dépense et autres officines. Le 24 février suivant, on commença à démolir cette maison pour faire les constructions dont nous avions besoin, surtout ceux dont je viens de parler ».
Chronique des Célestins, p. 92-93 : « Le jour de Noël 1409, notre communauté dînait pour la première fois dans le nouveau réfectoire que nous avons installé dans la grande salle de la maison qui appartenait à dame Jacques Mortel […] Notez que le plafond n’était fait que de tavaillons [« traveure de tavellon »] selon la mode ancienne, et deux poutres [« pillers »] qui allaient d’un bout à l’autre soutenaient la grande salle. Il fallut blanchir ces tavaillons pour cacher les peintures anciennes. Ce réfectoire demeura en l’état jusqu’en 1470, année où il fut voûté, comme le sont le cloître et la salle capitulaire ».
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Marguerite Le Hungre (....-1438)
Marguerite Le Hungre est la fille de Jean Le Hungre et de Perrette Dieu-Ami. Elle se marie en premières noces avec Nicolle Drouin avant 1414, à une date qui nous est inconnue. Après le décès de Nicolle, elle convole en deuxièmes noces avec Joffroy Desch, vers 1426, dont elle est la deuxième épouse. Elle décède le 29 novembre 1438, laissant Joffroy une nouvelle fois veuf. Sa sépulture se trouve au couvent des Célestins.
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Nemmery Baudoche (13..-1388)
Nemmery Baudoche est le fils de Nemmery Baudoche que d'une fille de Pierre Bouquin dit Chielairon. Il épouse une fille de Jean Le Hungre, avec qui il a deux fils qui nous soient connus : Jean et Nicolle. Il meurt en 1388 et son corps est enseveli au couvent des Frères prêcheurs. Il est parfois confondu dans la littérature scientifique avec son père, homonyme, qui meurt en 1377.
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Nicolle Drouin (13..-14..)
Nicolle Drouin est le fils de Nicolle Drouin et de Catherine Daniel. Il épouse Marguerite Le Hungre, dont il est le premier époux. Il meurt encore jeune adulte entre 1418 et 1426. Marguerite se remarie alors avec Joffroy Desch vers 1426. Nicolle hérite de son père de ma maison-forte de Cuvry. Leurs deux seuls enfants, Nicolle et Perrette, meurent jeunes sans alliance en 1426.
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Nicolle Noiron dit Guedange (13..-1383) Nicolle Noiron dit Guedange est l'époux d'Isabelle Le Hungre avec qui il se marie avant 1375. Il meurt en 1383, laissant son épouse veuve.
Il aurait peut-être résidé avec son épouse au 12 rue des Clercs, où des décors peints datés de la deuxième moitié du XIVe siècle ont été découvert, représentant les armoiries des Le Hungre et des Noiron.
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Perrette Dieu-Ami (13..-1424)
Perrette Dieu-Ami est la fille de Poincignon Dieu-Ami et de Alixette Mortel, sa troisième épouse. elle se marie en premières noces avec Pierre Baudoche qui meurt entre 1374 et 1378. Elle convole ensuite en secondes noces avec Jean Le Hungre. Il meurt en 1400 la laissant veuve avec plusieurs enfants. En 1404, elle fait partie des plus gros propriétaires du pays de Metz, avec des biens dans 13 villages : Haute-Rive. Elle meurt à son tour le 18 mars 1424. Son corps est inhumé au couvent des Célestins.
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Portrait de Bertrand Le Hungre aux Célestins
Bertrand Le Hungre fonde le couvent des Célestins et passe les 30 dernières années de sa vie à le doter et l'agrandir. Après sa mort, sa mémoire y est soigneusement entretenue. Dans le réfectoire du couvent, une peinture sur bois le représentait, connue par une longue description textuelle du XVIIIe siècle. Bertrand était représenté vieux, la barbe et les cheveux blancs, en habit de religieux, devant un plan de son couvent, son écu figuré au-dessus de sa main droite. Un titre était peint : « Le vrai portrait du noble seigneur Bertrand Le Hungre, fondateur de ce couvent le 11 janvier 1370, qui mourut le 24 décembre 1397 » (« Vera effigies nobilis viri dni Bertrandi le Hungre qui hoc fondavit coenobium anno Domini 1370 11 januarii, obiit autem anno 1397 24 decemb. »).
La description ne permet pas de dater précisément la peinture. Le fond abstrait (« brocardé ou damasquiné en forme d'espèces de roses et de feuilles rouges mêlées de quelques traits de bleu et de blanc ») plaiderait plutôt pour une œuvre du XVe siècle.
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Tombeau des ancêtres de Jean de Vy (1444) En novembre 1444, avant le siège de Metz, l'église Notre-Dame-aux-Champs est démolie. Jean de Vy fait alors transférer les corps de ses ancêtres au couvent des Célestins, situé à l'intérieur de l'enceinte et fondé par son arrière-grand-père Bertrand le Hungre. Un tombeau monumental est élevé, qui nomme son arrière-grand-mère Isabelle Boyleau femme de Bertrand le Hungre, ses grands-parents Catherine Le Gronnais et Jean Le Hungre, ainsi que son oncle Guillaume Le Hungre. D'autres ossements anonymes y sont également déposés.
Le tombeau, détruit comme l'ensemble du couvent des Célestins, est connu par un relevé commandé par l'érudit François-Roger de Gagnières au début du XVIIIe siècle. Haut d'environ 10 pieds (3 m), il comprenait un fronton triangulaire orné de fleurons, où étaient sculptés la Vierge à l'enfant, entourés d'anges musiciens. En dessous, sept couples étaient sculptées dans une galerie de sept niches trilobées. Deux inscriptions étaient lisibles, l'épitaphe d'Isabelle Boileau et la stèle commémorant le déplacement des corps aux Célestins.